Un Biloup, comment ça marche ...

Nous naviguons sur notre Biloup depuis Septembre 2010 … même l'hiver
(merci Webasto).
Le bilan est positif, nous ne regrettons pas notre choix.

Quel choix, parmi les bateaux actuels ?
Nous cherchions un 30 pied et, comme tout le monde, nous avons fait le tour de différents constructeurs, en comparant  les prix, les avantages, les inconvénients, l'équipement de base, les options nécessaires (sans tomber dans l'excès), l'échantillonnage de l'accastillage, des gréements courants et dormants, construction et échantillonnage de la coque et des quilles …
Pour les bateaux pouvant se poser à basse mer, on trouve : le quillard avec béquilles, le dériveur lesté avec saumon (avec ou sans ailettes), le dériveur intégral et le bi-quille.
Concernant  les safrans doubles servant de points d'appuis sur la majorité des dériveurs lestés, ma confiance est limitée, J'ai déjà vu 1 des 2 safrans cassé et le bateau couché ; cela n'arrive pas tous les jours … mais ça fait réfléchir !!!
Sur certains forums  ICI  ICI  ICI et LA , j'ai pu lire également que des plaisanciers avaient eu des soucis avec la dérive (ou quille) bloquée en position haute, par un corps étranger, sans parler des problèmes inhérents aux mouvements de montées / descentes; Nombreux tours de manivelle, câble ou bout cassé, fuite hydraulique, son de cloche (de la dérive dans le puits) au vent AR ou au mouillage.
Ces types d'incidents se sont presque toujours soldés par un grutage coûteux,  plus la location d'un ber (sinon impossible d'intervenir sous la coque) !!....
Sur un Bi-quille toutes ces questions ne se posent pas.
Pour l'échouage, 2 points d'appuis solides : les quilles, munies d'une plaque épaisse, sur le Biloup (4 cm) épousant la forme des quilles et évitant l'écaillage du gelcoat. Le safran est 5 cm plus court que les quilles, muni d'une ailette pour équilibrer l'ensemble dans la vase ou le sable mou et on peut se promener sur le pont sans risque, l'ensemble étant équilibré. 


Voir le Blog " l'intérêt du Biquille "  ICI



Qu'allons-nous décider, c'est la visite au chantier qui ….
Après hésitation puis visite d'un Bi-loup 30 au chantier Wrighton, nous avons pu mesurer la robustesse, l'échantillonnage et la qualité de la construction. 



Jugez plutôt, la coque sèche dans son moule pendant 4 semaines, pose des varangues, du pont contre-moulé. Puis ensuite après démoulage, découpage des panneaux de contreplaqué à la machine numérique, montage, ajustage, ponçage à la main, pose de mousse isolante sous le vaigrage et pour finir, 3 couches de vernis sur les bois.





Tout à l'air sérieux, on est en confiance ; il faut 4 mois pour terminer le bateau, c'est ce qui me fait dire que ce sont des "Dinosaures" de la construction.
Nous décidons donc de nous lancer à "l'eau" et signons début Avril pour un bi-loup 30, que nous récupèrerons au salon de La Rochelle fin septembre 2010. 

Comportement à la mer :
Malgré une rumeur tenace sur les bi-quilles qui ont la réputation de se trainer et de mal  remonter au vent … Les nouvelles carènes, avec leurs quilles asymétriques, nous font dire le contraire. Ces bateaux font  jeu égal avec les dériveurs ou dériveurs lestés et certains quillards … De plus, quel plaisir de se poser à basse mer, à proximité de la plage, d'une petite crique abritée pour laisser passer un coup de vent ou remonter une rivière. A marée basse, on en profite pour donner un coup d'éponge sous la ligne de flottaison (on peut gagner 1 an de carénage en renouvelant l'opération).

En navigation, ce bateau, nous a agréablement surpris. Au près ( 5/6 nds) il se comporte comme la plupart des bateaux : 90° bord sur bord. En fait peu de bateaux remontent à moins de 45°du vent.  On peut toujours gagner 5° par mer plate, mais dès que la houle s'amplifie, il vaut mieux abattre de 5° pour garder sa vitesse et moins dériver. Si le vent monte, inutile de faire trop giter,  mais réduire la GV  et prendre quelques tours d'enrouleur de génois, le bateau se redresse (15° de gite ) et la vitesse grimpe d'un nœud, on retrouve immédiatement stabilité, confort ... et le sourire des équipières.



Surprenant cette hauteur sous barrot, cette clarté intérieure, cette vue panoramique, les nombreux rangements sous les banquettes et son grand coffre AR. 

Ce n'est pas un bateau de régate, le programme est tout autre. C'est un bateau de brise qui n'aime pas la gite et mouille très peu. On retiendra qu'il est confortable, sécurisant en toutes circonstances et taille sa route vaillamment sans jamais inquiéter.

Utilisation de la trinquette :
Départ de Belle-Ile via Lorient,  22/25 nds établit mer agité à forte, avec trinquette (une vraie tôle mais efficace) et 2 ris dans la GV, le pilote a barré sans forcer tout le trajet ... 



1 commentaire:

  1. Merci d'avoir partagé grand poste avec nous, j'aime ce type d'affichage. parce que j'aime lire le blog de la voile. votre blog est vraiment des informations très à ce sujet. choses si lovly pour moi. je vais regarder les mises à jour vers l'avant. Pour connaître ce lieu Location Voilier Martinique

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